*

Saint-Emilion et le Pays Libournais

Le Libournais doit son nom à Libourne, bastide d’origine anglaise située au confluent des rivières Isle et Dordogne.
En savoir plus
Le Libournais doit son nom à Libourne, bastide d’origine anglaise située au confluent des rivières Isle et Dordogne.
Réduire

 

CDT 33 - Yannick Serrano

C’est au cœur de ce territoire girondin qu’un moine choisit de s’établir au début du Moyen Age pour y fonder un ermitage qui deviendra la cité de Saint-Emilion , classée en 1999 avec les 8 communes de sa juridiction au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO  au titre de «Paysages Culturels», une première pour un terroir viticole.

Berceau des célèbres châteaux Ausone, Cheval Blanc et Petrus, le Libournais fut également le théâtre de la bataille de Castillon   remportée en 1453 par Charles VII et qui mit fin à la guerre de Cent Ans.

Libourne est la seule bastide de Gironde édifiée sur la rive droite de la Dordogne . A voir : la place Abel Surchamp et ses maisons à couverts (passages sous arcades), la porte du Grand Port, seul vestige encore visible de l’enceinte fortifiée du XIVe siècle, et ses deux tours du XVe siècle : la tour Richard et la tour Barrée.

Guîtres  : l’église Abbatiale Notre Dame  (XIe siècle) qui protégeait autrefois le village, présente un magnifique portail de style saintongeais. La charpente intérieure, en chêne, aurait été façonnée par des charpentiers de marine.

Une autre façon de découvrir Guîtres et ses alentours : rendez vous au musée ferroviaire pour une balade en train à vapeur, patiemment restauré par une association de bénévoles. Le musée présente également deux locomotives de 1890 et 1947 ainsi que des wagons de voyageurs de 1930.

Saint Philippe d’Aiguille  : Point de vue sur la vallée de la Dordogne

Sainte-Foy-la-Grande  : bastide du XIIIe siècle, typique par ses arcades et maisons à colombages. Le marché du samedi matin est classé parmi les 100 plus beaux de France.

Classé «village ancien», Gensac   offre une très jolie vue sur la Durèze. Chaque année, un spectacle son et lumière retrace les exploits légendaires du héros local, Pierre d'Escodeca, chevalier de Pardaillan.

Rauzan  : imposant château féodal du XIIIe siècle. A voir également, la Grotte Célestine, creusée dans la roche calcaire par une rivière souterraine, qui est d’ailleurs la seule à être ouverte au public en Gironde.

Saint-Jean-de-Blaignac  : moulins des XVe et XVIe siècles à voir le long de la rivière Engranne.

Saint-Sulpice de Faleyrens ; au lieu dit « Pierrefitte » («pierre fichée au sol» en latin ou «pierre immobile» en gascon) se dresse un menhir haut de 5,20 m au pied duquel est fêté, chaque année en juin, le solstice d’été.

Vayres  : d’origine médiévale, ce somptueux château a été réaménagé à la Renaissance par Louis de Foix, bâtisseur du phare de Cordouan. Monumental escalier à double révolution et magnifiques jardins à la française plongeant vers la rivière Dordogne.

A voir également : les églises romanes de Saint-Aignan,  Cornemps, Petit Palais, Villegouge, Galgon, Coutras, Saint-Médard-de-Guizières, Tayac, Francs, Saint-Cibard, Saint-Philippe d’Aiguille, Puisseguin, Montagne.

 

 

Tous les étés, le site de Belvès de Castillon accueille un spectacle son et lumière retraçant non seulement la bataille de Castillon, mais aussi la vie quotidienne à l’époque médiévale. 700 bénévoles, 450 comédiens et plus de 50 cavaliers participent à cette immense reconstitution historique.
+33 5 57 40 14 53 - www.batailledecastillon.com

ZOOM sur la Cité de Saint Emilion

Lové dans son écrin de vignes, le village tout en pierre blonde et tuiles romanes de Saint-Emilion séduit instantanément le visiteur. Où que le regard porte, l’harmonie domine. Il est cependant préférable de découvrir la cité aux premières heures de la matinée ou en début de soirée, surtout en été.

On doit la naissance de la cité à un moine breton, Aemilianus (ou Emilian) venu au VIIIe siècle établir un ermitage dans la forêt des Combes, qui recouvrait l’actuel site du village. Après sa mort, en 767, les moines bénédictins qui furent ses disciples entreprirent en son hommage la construction d’une monumentale église souterraine, qui demeure à ce jour la plus grande église monolithe d’Europe.

Circuit du patrimoine troglodytique

Ermitage : on peut voir, dans cette grotte naturelle qui abrita Saint Emilion pendant 17 ans, le lit du saint, un oratoire ainsi qu’un siège de méditation propice, selon la légende, à la fécondité.

Catacombes : jouxtant l’église monolithe, ce cimetière abrite de nombreux sarcophages ainsi qu’une pierre tombale sur laquelle est gravée «l’épitaphe d'Aulius» qui atteste de la présence des reliques de Saint Emilian.

Eglise monolithe : c’est la plus vaste église souterraine d’Europe (11m de haut, 38m de longueur et 20m de large), creusée dans un unique bloc de pierre. Récemment restaurée, elle offre un témoignage émouvant du lieu de culte des premiers chrétiens de la cité.

Musée souterrain de la Poterie : aménagé dans une ancienne carrière de pierre, ce musée présente une collection exceptionnelle de poteries du Sud-Ouest, de l’époque gallo-romaine à nos jours. Le musée accueille également les œuvres d’artistes (peintres, sculpteurs) contemporains.

Circuit du patrimoine aérien 

Chapelle de la Trinité : dominant la grotte de l’Ermitage, cette petite chapelle abrite de superbes fresques polychromes.

Clocher de l’église monolithe : culminant à 133 m, c’est le 2e clocher le plus élevé de Gironde après celui de la basilique Saint-Michel à Bordeaux. Magnifique panorama sur Saint-Emilion et la vallée de la Dordogne.

L’église collégiale et son cloître : Erigée au XIIe siècle, elle abrite un orgue classé construit en 1892 par Gabriel Cavaillé-Coll. Le cloître, quant à lui, reconstruit au XIVe siècle sur les ruines d’un cloître roman, invite à la méditation…

La Tour du Roy : siège de l’hôtel de ville jusqu’en 1720, c’est le seul donjon encore intact en Gironde. En septembre, les jurats proclament le ban (le début) des vendanges depuis le haut de la tour.

Couvent des Cordeliers : de l’ancien monastère des Franciscains Cordeliers, édifié à la fin du XIVe siècle, ne restent que la chapelle et le cloître.

 Renseignements : Office de Tourisme de Saint-Emilion - +33 5 57 55 28 28 - www.saint-emilion-tourisme.com

Retour haut de page