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La Gironde, Pays d’art roman
Basiliques, cathédrales, abbayes, églises ou modestes chapelles évoquent avec plus ou moins de magnificence la toute puissance du pouvoir spirituel sur la société de l’époque médiévale.
Certains monastères de l’Entre-deux-Mers , comme la Sauve-Majeure , édifié en 1079, Blasimon et Saint-Ferme aux alentours de 1070- essaiment dans l’ensemble du territoire girondin, invitant les villageois à participer à la construction d’églises et de prieurés. Moines et laïques bâtissent donc ensemble en s’inspirant des édifices saintongeais, comme en témoignent les portails richement décorés des églises de Blasimon , Castelviel, Fronsac, Guîtres , Moulis, Petit-Palais ou encore celui de l’église Sainte-Croix à Bordeaux.
Le temps et l’homme ont peu à peu contribué à la dégradation des peintures murales ; on en trouve cependant de très belles dans l’église Saint-Sauveur de Saint-Macaire et l’église Saint-Michel du vieux Lugo près de Belin-Beliet.
Si l’art roman prédomine en Gironde, quelques édifices illustrent également le faste gothique : la cathédrale Saint-Michel à Bordeaux, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas , la collégiale d’Uzeste où repose le pape Clément V ou encore l’église Saint-Pierre de la Réole.
La Réforme aura quelque incidence sur l’architecture religieuse, particulièrement à Bordeaux : l’église Notre-Dame , construite à la fin du XVIIe siècle, est la copie quasi conforme de l’église du Gésu à Rome.
