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La Gironde, Pays d’art roman

Initiée lors des grands défrichements monastiques, la construction de la plupart des édifices religieux du département s’est étendue du Xe au XIIIe siècle.
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Initiée lors des grands défrichements monastiques, la construction de la plupart des édifices religieux du département s’est étendue du Xe au XIIIe siècle.
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Basiliques, cathédrales, abbayes, églises ou modestes chapelles évoquent avec plus ou moins de magnificence la toute puissance du pouvoir spirituel sur la société de l’époque médiévale.

CDT 33 - Hubert Sion

Certains monastères de l’Entre-deux-Mers , comme la Sauve-Majeure  , édifié en 1079, Blasimon  et Saint-Ferme  aux alentours de 1070- essaiment dans l’ensemble du territoire girondin, invitant les villageois à participer à la construction d’églises et de prieurés. Moines et laïques bâtissent donc ensemble en s’inspirant des édifices saintongeais, comme en témoignent les portails richement décorés des églises de Blasimon , Castelviel, Fronsac, Guîtres , Moulis, Petit-Palais ou encore celui de l’église Sainte-Croix à Bordeaux.

Le temps et l’homme ont peu à peu contribué à la dégradation des peintures murales ; on en trouve cependant de très belles dans l’église Saint-Sauveur de Saint-Macaire et l’église Saint-Michel du vieux Lugo près de Belin-Beliet.

Si l’art roman prédomine en Gironde, quelques édifices illustrent également le faste gothique : la cathédrale Saint-Michel  à Bordeaux, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas , la collégiale d’Uzeste où repose le pape Clément V ou encore l’église Saint-Pierre de la Réole.

La Réforme aura quelque incidence sur l’architecture religieuse, particulièrement à Bordeaux : l’église Notre-Dame , construite à la fin du XVIIe siècle, est la copie quasi conforme de l’église du Gésu à Rome.

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